On ne compte plus les initiatives visant à intégrer les publics à la vie du musée, Diane sur Buzzeum les référence régulièrement.

Dernière en date, le musée des arts et métiers lance un sondage pour choisir le titre de sa future exposition consacrée à l’histoire du rail, depuis la locomotive à vapeur jusqu’à l’AGV. Adaptation d’une exposition conçue par le Conservatoire national des arts et métiers de champagne-Ardennes, en collaboration avec le Musée et la direction de la culture scientifique et technique du CNAM.

Ce qui est surprenant, n’est pas tant la démarche de consultation, mais le fait de rechercher un titre à une exposition qui en avait déjà un ( Petite vitesse deviendra grande).

Alors pourquoi chercher un nouveau titre ? Le projet scientifique de l’exposition a-t-il été profondément modifié ? Le musée expérimente t-il une nouvelle forme de communication en forme de buzz ?

En attendant, je vous invite à donner votre avis sur l’un des 5 titres proposés par le musée


Qui sont les ambassadeurs Lillois  ? Bien sûr il y a quelques personnalités médiatiques, mais pas seulement … Lille 3000 peut également compter sur prés de 30 000 ambassadeurs, anonymes et bénévoles, tous fortement motivés. Lire la suite »

Qui veut afficher ses chiffres ?

Question piège, quel musée français accepterait aujourd’hui de publier en temps presque réel et automatiquement ses chiffres de fréquentation, ceux de son site internet, mais aussi de ses expositions ou du nombre d’œuvres en prêt ? Aucun, ou si peu.

Les chiffres sont une information stratégique, qu’on ne communique pas à la légère. Généralement ils ne sont accessible qu’après qu’ils soient devenus inoffensifs, enfouis le rapport annuel d’activité.

Il faut dire que l’exercice est ingrat. D’une part les chiffres ne veulent dire que ce que l’on veut leur faire dire, d’autre part les données sont invérifiables, et on constate généralement que plus on affine les critères d’étude des chiffres de fréquentation, plus on réduit le nombre de visiteurs. J’ai en mémoire quelques citation de rapport interne, délicieux à lire tant il semblait évident que le webmaster (par exemple) était bien embarrassé d’expliquer la baisse subite de la fréquentation : l’un s’enorgueillissant d’obtenir des chiffres de fréquentation identiques à celui du nombre de visiteur réelles du musée, l’autre expliquant la baisse des visites par les qualités pédagogiques des contenus : les internautes n’avaient pas besoin de revenir pour comprendre !!

C’est donc avec un bonheur que j’ai découvert le tableau de bord de l’IMA (Indianapolis Museum of Art), qui offre des dizaines de chiffres, allant de la fréquentation du site internet à la fréquentation instantanée (et en temps presque réel) du nombre de visiteurs des expositions.

 

ima

 

Dans une interface graphique tout en rondeur, à la web 2.0 pour coller à la mode, le musée dévoile tout. Depuis le nombre de visiteur de ses collections en temps réels, au pourcentage de consommation du budget. Chacune des statistiques est présentée en détail, dans le temps, sans autre interprétation que les sous titres nécessaires.

Belle initiative.

Enfin je l’ai trouvé !!

La liste des oeuvres utilisées dans la fabuleuse vidéo Women In Art, visionnée 7 millions de fois dans Youtube (cf. ce vieux post). On y apprend également que la bande son est une suite pour Violoncelle de Bach (BWW 1007) enregistrée par Yo-Yo Ma

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L’icom ouvre un espace sur seconde life : The Tech Museum of Innovation.

A l’occasion de la journée internationale des musées, le 18 mai 2008, le Conseil International des musées ouvre un espace dans le célèbre univers virtuel.

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Une manifestation produite par le groupe improv Everywhere fait le tour du web. C’est de l’art véritable, qui suscite émotions et réactions.

[youtube jwMj3PJDxuo]

Un an après la publication du rapport Levy-Jouyet sur l’économie de l’immatériel, ses auteurs publient un bilan sur le site de l’observatoire de l’Immatériel.

Pour Maurice Lévy, ” le bilan est encourageant, puisqu’à ce jour, environ la moitié des 68 propositions du rapport sur l’économie de l’immatériel, remis fin 2006, ont été ou sont en train d’être mises en œuvre.”

Au sujet des musées, la recommendation n°10 a soulevé un très vif débat. Résumé :

Autoriser les musées à “céder le droit d’utilisation de leur nom dans des conditions très strictes“. C’est le cas du projet Louvre-Abu Dhabi, qui après la polémique initiale est entré en phase opérationnelle, avec un projet architectural et culturel qui s’annonce comme l’un des plus grands de ces prochaines années.

Permettre “de louer et de vendre certaines de leurs oeuvres selon des modalités également très encadrées“. Cette mesure est encore en cours d’étude, on attends la publication du rapport Rigaud. Mais si les bénéfices à court terme semblent évident, la démarche remet en cause la notion de patrimoine national.

Enfin, la proposition qui a fait le moins parler d’elle, mais qui techniquement est certainement la plus efficace, donner la possibilité au musée “d’avoir accès à un statut de fonds de dotation pour favoriser la collecte de fonds privés, sur le modèle des Endowment funds américains.”

Pour rester sur la dernière mesure, l’argent étant le nerf de la guerre et la gratuité promise remettant en cause une source importante de financement des musées (sans contrepartie clairement annoncée), il est urgent de trouver des méthodes à la fois pérennes et efficaces pour combler les déficits annoncés.

Comment tirer profit de la force des réseaux sociaux pour animer les sites internet des institutions culturelles ? Vaste question, à laquelle chacun essaie de répondre de manière plus ou moins originale. Lire la suite »

Dans un communiqué publié ce 17 janvier 2008, l’ICOM france dénonce le projet de loi mettant fin à l’inalienabilité des oeuvres.

extraits :

“Les professionnels des musées de France, soucieux de la protection et de la transmission du patrimoine, prennent position contre la proposition de loi déposée par M. Jean-François Mancel, député de l’Oise, en octobre 2007.”

“Cette proposition dangereuse entend établir une distinction entre deux catégories de biens constituant les collections de musées de France : les «Trésors nationaux» qui resteraient inaliénables, et les «œuvres libres d’utilisation», commercialisables.

Cette distinction introduit une radicale hiérarchie entre les chefs d’œuvres et les œuvres jugées sur le moment secondaires.” “Nous sommes attachés au principe de l’inaliénabilité des collections parce qu’il est étroitement lié à une éthique des collections et à une déontologie professionnelle des métiers qui concourent à la gestion, à la conservation et à la valorisation de ces collections”

“Nous appelons à des assises professionnelles pour en débattre et formuler des propositions en faveur d’une gestion dynamique et rigoureuse des collections publiques françaises, dans le cadre des principes éthiques et déontologiques qui sont au cœur de nos professions, et dont l’inaliénabilité des collections publiques constitue un principe essentiel.”

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Le prestigieux poste de directeur de la National Gallery de Londres vient d’être confié à l’historien de l’art Nicholas Penny. Ce dernier, après avoir été conservateur dans ce même musée, travaillait ces dernières années à la National Gallery de Washington.

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